On entend parfois dire que les philatélistes sont un peu timbrés. Mais l'un de nos adhérents cumule car en plus d'être timbré, il est carrément marteau. Il nous parle ici de sa passion.



« Les marteaux » une collection insolite

Collectionner les marteaux anciens est une expérience fascinante et enrichissante. Le collectionneur de marteaux s’appelle un « Marcuphiliste ».
Les marteaux font partie des plus anciens outils de l’histoire de l’humanité, environ un million d’années. Les premiers marteaux étaient en pierre, puis en bronze (alliage de cuivre et d’étain), vient ensuite l’âge du fer où de nouveaux types de marteaux voient le jour. C’est au Moyen Âge que son usage s’est développé, pour répondre aux besoins spécifiques des métiers manuels de cette époque.
Il existe un musée du marteau, le « Hammer Museum », il se situe en Alaska, il possède 7 000 marteaux dont 2 000 sont exposés en permanence, il a ouvert ses portes en 2002 et raconte l’histoire de ceux qui les utilisent.
Plusieurs facteurs influent sur leurs prix : la marque, l’état, la rareté, l’authenticité.

Liste de quelques fabricants de marteaux parmi les plus connus.
Stanley : fabrique depuis plus d’un siècle des outils à main.
Estwing : c’est « Erneste Otto Estwing », d’origine suédoise, émigré aux États-Unis, qui créa en 1923 la manufacture « Estwing-Compagnie ».
Mob : marque française originaire de Chambon-Feugerolles, département de la Loire, on lui doit la forme du marteau rivoir.
Henry Chemey : spécialisé dans la confection de marteaux pour les forgerons depuis 1880.
Keen Kutter : fondée au XIXᵉ siècle, réputée pour ses marteaux de grande qualité.
Maydole : David Maydole crée en 1845 la marque « Maydole Hammers ».

Parmi les plus connus, nous avons les « marteaux à griffes » : le côté plat sert à enfoncer des clous dans le bois, et la griffe permet d’extraire les clous.
Les « marteaux rivoirs » : ils sont utilisés dans les métiers du métal, tels que la ferronnerie, la serrurerie ainsi que dans la construction de structures métalliques.
Les « maillets », fabriqués en bois, en caoutchouc, en cuir, en cuivre, en bronze, ils servent à frapper sans abîmer.
Les « marteaux à placage », munis d’une tête large et plate permettant d’appliquer une pression précise sur le placage du bois lors de son collage sans laisser de traces ; il est aussi utilisé par les relieurs.
Les « marteaux à panne ronde », ils possèdent une tête arrondie d’un côté et une tête plate de l’autre, ils servent à façonner le métal. Plusieurs corps de métier les utilisent : les carrossiers, les dinandiers, les ferblantiers, les chaudronniers.
Les « marteaux de cantonnier » étaient des massettes de formes arrondies, emmanchées à l’extrémité d’un manche long et souple, souvent en houx, destinées à casser les cailloux le long des routes pour combler les nids-de-poule.
Les « têtus », marteaux des tailleurs de pierre, des maçons, des carriers, servent à dégrossir et tailler grossièrement les pierres.
Le « marteau de maçon », appelé briqueteur. Il possède une face plate en forme de ciseaux, il permet de couper des briques, des blocs, des pierres. Il est aussi utilisé par des géologues.
Le « marteau de géologue » est spécialisé pour le travail de terrain, pour briser les roches ou pour les cliver.

Jean-Pierre Lapôtre

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